Revenir à soi
Bienvenu(e) dans cet atelier d’écriture philosophique
Un mois pour cultiver ses traits de caractère — méditer, étudier, pratiquer.
Cet atelier est composé de 4 cours de 45min. Vous avez reçu par mail le code d’accès pour le suivre en replay. Si vous rencontrez un problème technique, merci de nous écrire sur philosophyissexyzoom@gmail.com
Il existe un moment, chaque année, où la lumière baisse et où l'on se retourne. Les bilans arrivent trop tôt, les résolutions trop tard, et entre les deux il reste une saison étrange, faite de choses qu'on n'a pas dites, de gestes qu'on aurait voulu reprendre, de décisions dont on ne sait plus si elles étaient les nôtres. Nous passons beaucoup de temps à vouloir devenir quelqu'un d'autre. Et si le travail était inverse ? S'il s'agissait moins d'avancer que de revenir, moins de se corriger que de se retrouver ? Pendant quatre semaines, nous travaillerons ce mouvement de retour. Non pas pour ressasser, ni pour faire le procès de ce qui a eu lieu, mais pour apprendre ce qu'on peut réellement faire de son passé : le regarder sans mentir, cesser de le payer, s'en délier, et recommencer.
A découvrir :
Ce parcours se suit seul, du premier au dernier jour, sans aucun prérequis. Celles et ceux qui ont vécu le mois d'août sur les qualités y retrouveront le même dispositif et pourront prolonger leur carnet ; celles et ceux qui nous rejoignent pour la première fois commenceront exactement au même endroit, car nous creusons cette fois un tout autre terrain. Là où le premier parcours travaillait notre place parmi les autres, celui-ci descend vers ce que nous avons fait, ce que nous nous reprochons, et ce que nous croyons ne plus pouvoir changer. Les Anciens tenaient chaque soir l'inventaire de leur journée, et Sénèque raconte comment il passait la sienne en revue avant de dormir, sans complaisance et sans se punir. C'est cet examen que nous reprendrons, avec quatre notions qui forment un chemin.
La lucidité, d'abord, parce qu'on ne peut rien reprendre de ce qu'on refuse de voir. Le regret ensuite, cette émotion inconfortable dont Spinoza se méfiait et que Jankélévitch tenait pour précieuse : nous verrons lequel des deux avait raison. Le pardon, qui est la question la plus difficile du parcours, et pas seulement celui qu'on accorde aux autres. Et le recommencement enfin, car Hannah Arendt disait que les hommes sont faits pour commencer, et que c'est là notre plus grande capacité.
Aucune connaissance préalable n'est requise. Il suffit d'un carnet et de cinq minutes chaque soir.
Semaine 1 — La lucidité : se regarder sans se raconter d'histoires
Pourquoi est-il si difficile de voir ce que l'on fait au moment où on le fait ?
Séance 2 — Le regret : que faire de ce qui ne se rattrape pas
Le regret sert-il à quelque chose, ou n'est-il qu'une souffrance inutile ?
Séance 3 — Le pardon : se délier
Peut-on pardonner l'impardonnable, et peut-on se pardonner à soi-même ?
Semaine 4 — Le recommencement : redevenir capable
Comment recommencer sans faire semblant que rien n'a eu lieu ?