• Marie Robert

Ceci reviendra



Partout, le mot « rentrée » nous assaille. Quelques lettres pour dire toutes les ambivalences. De curieux sentiments se chevauchent en quelques syllabes. L’impatience d’en découdre avec un chapitre inédit et l’effervescence des « quoi de neuf », mêlées à la mélancolie des feuilles bientôt jaunies et des jours qui s’abîment dans la nuit. C’est l’adieu à l’oisiveté des corps qui soudain nous paralyse. Il est question d’agitation, de résolution, de chiffres, de séparations, de cartables qui alourdissent le cœur, de dossiers à relancer, d’un temps de remplissage compulsif où même les libraires croulent sous un poids littéraire. Mais dans tout ce tumulte, il y a aussi quelque chose d’immuable, c’est bien l’éternel recommencement. Le cycle triomphant qui jamais ne nous fait défaut et dont chaque étape à quelque chose à nous dire. Le dialogue cohérent entre le monde, les saisons, notre mode de vie et notre biologie. Il faut que tout change pour que rien ne change. Honorons la rentrée, elle est le prémisse de l’été à venir.

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