• Marie Robert

Ceci n’est pas une vitrine



C’est de la matière brute. Il y a sans doute mille raisons de faire du sport. Mille raisons que nous cherchons régulièrement à nommer, à conceptualiser, à valoriser, à légitimer, à encourager. La santé flirte avec l’allure. L’hygiène de vie avec la volonté. Le « body » est au cœur de nos champs lexicaux. Il est devenu un enjeu idéologique, économique et social. Je suis la première à faire du sport tous les matins, convaincue que ce corps me permet de penser et que je lui dois cette discipline. Mais peut-être qu’au delà des « summer body », des « body positive », et autres territoires médiatiques, il y a quelque chose d’autre. De plus abrupt, de plus énigmatique : la chair, les os, le sang, les muscles, le cartilage...etc. Notre essence qui s’incarne. La matière sauvage. Il n’est plus question de forme, de performance, de cours, de matériel. Car courir, nager, s’aligner ou simplement considérer son poignet capable de se plier, sont autant de manières de sentir ce curieux alliage, ce miracle qui fait de nous des vivants.

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