• Marie Robert

Ceci n’est pas une honte.


Ceci n’est pas une honte. Hier, j’ai lu une citation de Gustave Flaubert : « La confiance en soi est le premier secret du succès ». J’ai inspiré un grand coup en essayant d’intégrer ces mots, et puis, j’ai fini par expirer, en me disant que j’étais vraiment mal barrée. Il faut dire qu’en 36 ans, j’ai eu l’occasion d’explorer un nombre incalculable de théories sur le sujet. J’ai lu des dizaines de textes de philosophes, des méthodes de coaching, des récits d’athlètes de haut niveau, et même, des interviews d’acteurs hollywoodiens. Tous expliquaient, chacun à leur façon, ce que cela suppose de croire en soi. Grâce à toutes ces lectures, j’ai compris que nos pensées étaient déterminantes, car elles façonnaient notre réalité, j’ai compris que le culot était souvent récompensé, et que le regard que l’on posait sur nous-mêmes déterminait l’opinion des autres. En outre, je fais partie de ces gens incroyablement chanceux qui ont été aimés et soutenus tout au long de leur vie. Je devrais donc être armée mieux que n’importe qui pour plonger dans le monde avec sérénité. Et pourtant, malgré tous ces outils, et toutes les références dont je dispose, je frôle la tachycardie à chaque projet, je travaille mille fois plus qu’on me le demande pour certifier que ça valait la peine de me contacter, je suis toujours prête à ce que tout s’arrête, et quand le succès arrive, je le regarde avec une grande distance pour surtout, ne pas m’habituer. J’admire les gens qui savent négocier, ceux qui n’ont pas le vertige, ceux qui vivent au jour le jour sachant que le meilleur arrive. Je parle de moi, mais je crois que nous sommes nombreux dans ce cas-là. Alors comme le sous-entend Flaubert sommes-nous condamnés à l’échec ? Fort heureusement, je ne pense pas. Car il y a deux choses prodigieuses que m’ont appris mon manque de confiance, c’est le goût de l’effort comme l’humilité qu’il suppose, et c’est la capacité à s’entourer pour moins tanguer, car j’ai confiance en les autres. La discipline rigoureuse et l’action collective, ne me rendent pas plus solide, mais m’ont permises d’oser et de m’aventurer. Je vous souhaite d’aimer vos failles et de les remplir de tendresse. #Bonjour

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