• Marie Robert

Ceci n’est pas une honte.


Ceci n’est pas une honte. Le qu’en dira-t-on, les cancans, les commérages, les ragots, les potins... autant de murmures infondés qui limitent nos actions, qui nous condamnent à les faire évaluer par les autres, et surtout à agir en vertu de leur appréciation. La crainte du jugement d’autrui, du groupe, de la meute, nous coupe souvent de notre instinct, nous prive d’un dialogue avec nos mouvements profonds, avec nos convictions, nos émotions, et nos désirs les plus souverains. Dans la genèse de cette peur, se joue l’angoisse de ne pas être accepté, d’être mis à l’écart, de devoir faire sans ce précieux collectif qui assure notre survie. Vertige primitif. Être seul. Loin de la caverne préhistorique où crépite le feu. Mais se plier est-il une issue viable ? Laisser les jugements influencer nos actes, n’est-ce pas le risque d’un jour tout envoyer promener et de générer une violence plus grande encore ? Et si nous apprenions à nous détacher des considérations et des injonctions ? Ça ne veut pas dire que les autres ne comptent pas. Au contraire. Ne pas se préoccuper de leur regard, c’est peut-être faire confiance en leur capacité à évoluer, c’est donner accès à notre intimité, à ce qui nous habite réellement. Certains ne saisiront pas, il est douloureux de le constater, mais cela signifie aussi que la relation était vouée au silence. Gageons qu'une grande partie s’en moquera et s’adaptera. Et que les derniers verront l’intensité des liens se renforcer à l’aune d’une nouvelle lumière. Se moquer des commentaires, c’est refuser un illusoire rapport de pouvoir, et c’est accueillir l’éclat qui rayonne en chacun de nous. Je vous souhaite une journée de saine indifférence. #Bonjour#Matin#Morning

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