• Marie Robert

Ceci n’est pas une cartographie.


Ceci n’est pas une cartographie. L’autre jour, je marchais dans Paris, et j’ai réalisé qu’il y avait des tas de rues que je ne connaissais pas. Pourtant, je suis née ici, j’ai fait mes premiers pas sur le bitume, j’ai pris le métro suffisamment de fois pour en connaître toutes les lignes, j’ai visité des centaines de recoins, et même si désormais, j’y vis un peu moins, je ne peux qu’admettre que Paris fait partie de mon ADN. Mais malgré cet héritage, il y a tant de choses ici qui me demeurent inconnues que j’ai fini par me demander si ce n’était pas le cas dans des milliers de domaines. Nous délimitons des périmètres, et l’habitude, le confort, le besoin de sécurité, nous font emprunter les mêmes chemins. On tourne à droite simplement, parce qu’on n’a jamais tourné à gauche, pas plus que les gens autour de nous. Ce n’est pas de l’ignorance, pas de la flemme, c’est que notre vie est soumise au contexte familier. Sauf qu’une chose m’intrigue : et si dans une de ces rues inconnues se cachait un trésor ? Et si dans un de ces quartiers, je découvrais que j’étais plus à ma place qu’ailleurs ? Je n’essaye pas de forcer une grossière métaphore, je crois réellement que l’exploration, et la curiosité qui la sous-tend, sont des remparts à la lassitude, au contentement, et peut-être même à cet étrange malaise que nous sommes nombreux à ressentir, et qui nous fait dire que nos pieds ne sont pas là où ils devraient être. C’est en revalorisant l’audace, et en faisant de l’expérience un récit enthousiasmant, que notre jeunesse trouvera la force d’emprunter d’autres boulevards, et qui sait, peut-être, qu’ils nous conduiront collectivement à de nouveaux modèles d’existence. « Laisse loin la rumeur des villes Si ta vie est tracée, dévie ! Prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux. Enfile des semelles de vent, deviens voleur de feu. (…) Écris des récits ou te cogner à des récifs. Une feuille blanche est encore vierge pour accueillir tes hérésies. Lis entre les vies, écris la vie entre les lignes. Fuis l'ennui des villes livides si ton cœur lui aussi s'abîme » - @gaelfaye. Je vous souhaite d’oser les chemins de hasard. #Bonjour Credit : @lisa.sorgini

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