top of page
  • Marie Robert

Ceci n'est pas une bûche.

Ceci n’est pas une bûche. Il y a deux jours, j’ai terminé un challenge de pilates, l’idée était de réaliser une pratique de 21 minutes, chaque jour, pendant 21 jours. Au début de chaque séance, @helenhaynes_pilatomicposait cette question : « Comment vous sentez-vous ? ». C’est curieux parce que c’est une interrogation assez banale, à laquelle on peut répondre sans même s’en apercevoir. Et pourtant, je crois qu’elle contient la plus urgente, et la plus indispensable des réflexions, que l’on puisse adresser à soi-même, particulièrement en ce moment. Car avouons-le, les fêtes de fin d’année sont une période étrange, elles catalysent toutes nos ambivalences. Pour certains, elles symbolisent une joie nostalgique, un marqueur du temps qui réjouit, mais qui s’enrobe parfois d’une mélancolie à venir. Pour d’autres, elles condensent les contraintes, les efforts, les frustrations, la fatigue, comme une sorte d’épreuve, un passage obligé qui ne satisfait personne, mais dont on ne peut faire l’économie. Le mois de décembre engage toute notre personne : bouclage professionnel, déplacements parfois éreintants, manque de lumière, dépenses financières et actualité anxiogène, viennent s’immiscer dans notre chair et chargent nos cellules d’une lourdeur que nous ne maîtrisons pas toujours. Alors effectivement, il est précieux de s’arrêter un instant pour observer comment on se sent. Dans quelles parties du corps se logent nos crispations ? Quelles pensées viennent nous taquiner toute la nuit ? Est-il possible de détendre cette épaule gauche qui ne cesse de se rigidifier ? Qu’a-t-elle à nous dire ? Comment permettre à nos organes de retrouver leur sourire intérieur ? La phénoménologie, et plus particulièrement les écrits de Merleau-Ponty, se penchent sur le corps vécu, sur la façon dont on formule notre expérience de la réalité. Elle ne sépare pas le corps et l’esprit, mais rappelle que nous sommes un esprit et un corps pris dans le monde, impacté par le monde. S’arrêter pour l’observer n’est pas une solution miracle, mais c’est l’opportunité de remettre un peu de fluidité dans nos tensions. Je vous souhaite de relâcher la pression. #Bonjour@charlotte_lapalus@marlafabri



149 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page