• Marie Robert

Ceci n’est pas un vilain défaut



Tout commence par un voyage. Par ce petit picotement le long de la colonne vertébrale qui nous pousse à vouloir découvrir ce que l’on ne connaît pas. Tout commence, donc, par la curiosité, ce mouvement irrépressible qui projette tout homme, dès sa naissance vers l’inconnu. Le « pourquoi ? » de l’enfance qui mène vers des tas d’autres « pourquoi ? », des « comment ? », des « qu’est-ce que ? », des « que sais-je ? », des « qui suis-je ? »...etc. Parfois, la curiosité égare un peu, conduit aux eaux troubles du mystère, de l’interdit, de la folie, de la maladresse, de l’intrusion, de l’indélicatesse, mais même dans les ratés, la curiosité demeure un élan vers l’extérieur. Ce n’est pas essayer de posséder le monde, c’est tenter de le comprendre. De l’envisager comme un texte qu’il faudrait traduire en permanence. Pourquoi les choses autour de nous sont ainsi ? Ne pas s’habituer. Donner du sens au banal, à ce qui nous paraît si quotidien qu’on ne le voit plus. A la clé, l’excitation de l’étonnement, l’idée que si tout est intrigue, tout est renouvellement. Les neurosciences d’ailleurs le confirment, la curiosité produit de la dopamine qui nous livre une sensation de plaisir. Inutile d’aller fouiller dans les textos de son mari ou de sa collègue pour le ressentir, il est plutôt question de poser un œil nouveau sur ce qui nous entoure. Et de se rappeler le conseil du Roi de cœur donné au Lapin blanc dans Alice au pays des merveilles : « Commencez par le commencement, et continuez jusqu’à ce que vous arriviez à la fin ; alors, arrêtez-vous. ». Quel pourquoi allons-nous poser aujourd’hui ?

1 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout