• Marie Robert

Ceci n’est pas un choix.


La famille, quel curieux espace. C’est étrange qu’une même cellule puisse autant détruire que solidifier. Combien sommes-nous à y voir un socle ? Et combien sommes-nous à lutter contre les névroses qu’elle fait naître au plus profond de notre chair ? Le lien familial est figure d’exception dans un monde qui ne jure que par le libre choix et la révision perpétuelle de nos liens. Car quelles que soient nos transformations, nos évolutions, nos cheminements intimes, nos modes de vie, nous restons toujours les enfants de nos parents et les membres d’une même fratrie. La relation demeure immuable, même dans le gouffre de nos silences. On s’attribue des rôles. Et on les fige, pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire. Les dissonances entre l’enfant que nous étions et ce que nous sommes devenus peuvent créer des désaccords pernicieux, des jalousies maladives et des trahisons émotionnelles. Alors que faire de ces méandres ? S’affranchir, pardonner, partir, tenir à distance, recoudre, remanier… Et surtout, faire de son mieux, avec les outils que l’on a reçus, et malgré ceux dont on a manqué. Et puis de temps en temps, la famille est une chance. Une chance qui se nourrit, s’entretient, se soigne, se préserve, se travaille, se construit. « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus, pour ainsi dire, que pour ça » - Mark Twain. Bon anniversaire Papou d’amour ! Je vous souhaite une journée de réconfort.

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