• Marie Robert

Ceci n’est pas un calendrier.


Il faut tout de même avouer qu’il plane sur la rentrée une curieuse malédiction. Une sensation envahissante, étouffante, implacable. Ce frisson qui nous surprend en pleine nuit. Ces voix sourdes qui murmurent dans le creux de nos oreillers. Comment va-t-on faire pour gérer tout cela ? Comment va-t-on traverser cette tornade de rendez-vous, d’inscriptions, d’organisation, dont des strates pernicieuses n’en finissent pas de se dévoiler ? Comment répondre aux sollicitations, aux attentes, aux urgences, imposées par une « reprise » qui n’est rien d’autre qu’un sable mouvant ? Comment ne pas se sentir pris au piège des lessives, des carnets de correspondances, des impôts, des projets, des challenges, des baby-sitter ? Comment faire pour ne pas se sentir nul, défaillant, incompétent, soumis à des vagues dont la puissance nous submerge ? Comment ne pas se sentir dépassé ? Je l’ignore. Sans doute n’y-a-t-il pas de méthode. Encore moins de solutions. Mais je sais qu’au seuil de nos doutes, de nos fatigues, de nos cernes, et de nos larmes, il se cache un trésor, l’arrivée imminente d’octobre. Avec lui, peu à peu, les défis deviendront des habitudes. Les gouffres se rempliront de confiance. Les impossibles seront acceptés. Et nos corps éreintés trouveront peut-être une possible respiration. Haut les cœurs. Que le courage soit douceur et regarde passer le temps. Je vous souhaite une journée de répit.

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