• Marie Robert

Ceci n’est pas qu’un dimanche matin



C’est une perspective. Combien de fois entendons-nous des affirmations contradictoires sur le changement ? Du « On ne change jamais personne » à « il faut changer pour être heureux », le changement semble être le territoire clé de l’individu, celui où tout se joue. Modifier ses pratiques, trouver un nouveau métier, partir vivre ailleurs, etc. Le développement personnel prospère en listant des recettes pour tout recommencer à nouveau. Au fond, c’est une promesse très religieuse de passer d’une condition à une autre (du péché à la grâce, de la finitude à l’éternité) et finalement de renaître. L’appel à changer correspond a la vision d’un individu autonome et flexible. Mais est-il seulement possible de changer du tout au tout ? Et est-ce véritablement là ce que l’on désire ? Peut-être que ce que l’on souhaite, ce n’est pas devenir un autre, mais plutôt être nous-même de manière plus intense. Non pas une transformation radicale de nous largement illusoire, mais une acceptation et une affirmation de notre être. Pour qu’il y ait un changement réel, commençons par résister aux injonctions vides de changement. L’enjeu est d’abord de comprendre ce que l’on est, et de cerner précisément ce qui fait que l’on est ce que l’on est. De percevoir ce qui se joue dans nos croyances profondes, dans les pensées que l’on met en place parce qu’elles nous apparaissent comme les meilleures stratégies de survie. Être prêt à nous conquérir et à accueillir le réveil du volcan.

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