• Marie Robert

Ceci n'est pas irrémédiable.

Ceci n’est pas irrémédiable. Dans la vie, de temps en temps, nous perdons pieds, et notre esprit se met à dérailler. C’est curieux de l’énoncer ainsi, et pourtant, sans trop m’avancer, j’ai la conviction que tout cela est bien plus courant qu’on ne l’imagine. Alors quoi ? Est-ce une fatalité ? D’où vienne ces soudaines sorties de route ? Je me dis souvent que nous prenons rarement soin de notre esprit, et qu’à force de nous user, de repousser nos limites, d’aller au-delà de nos fatigues, de piétiner notre sommeil, de négliger nos besoins et de faire du sacrifice notre quotidien, nous oublions son extrême fragilité. Epuisé, éreinté, malmené, nous n’avons pas d’autre issue que de nous fendiller. On se dit que tout va bien, que tout est sous contrôle, que le quotidien suit son court habituel, et puis, sans même nous en rendre compte, on devient irrationnel, et nous nous retrouvons à côté de nous-même. On ne se reconnait plus tout à fait, on élabore des scénarios insensés, on se laisse happer par des ombres qui ne nous ressemblent pas. La spirale infernale commence à tournoyer, jusqu’à ce qu’on se retrouve dans l’œil du cyclone. On se dispute avec les êtres aimés, on regrette nos paroles, et on tangue. Et voilà, qu’en un rien de temps, on se saborde, on affiche un visage qu’on ne voulait pas montrer, on refuse l’aide, on titube, et une fois la tempête passée, on constate avec effroi les ravages de son passage. Confronté à la honte, à la culpabilité et au désarroi, on ne sait plus tout à fait par où commencer pour réparer les dommages qu’on a causé. Peut-être que certains ici sont exemplaires et ignorent le goût du chaos, mais pour les autres, je crois que nous sommes nombreux à avoir déjà connu ces périodes troublées, ou pour une journée, un mois, ou une année, nous ne parvenons plus à retrouver le chemin de notre raison. Peut-être que l’énoncer peut nous aider un instant à mesurer ce dont nous avons besoin. A tous ceux qui ce samedi matin, se sentent sur la tangente, prenons-nous dans les bras, et osons l’exprimer avant que la brèche ne soit trop grande. Je vous souhaite de vous faire du bien. #Bonjour Credit : Mussato.


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