• Marie Robert

Ceci est une voie d’accès.


Un café. Un rayon de soleil. Un tee-shirt blanc. Un bras qui s’étire. Rien de plus. Rien de moins. Il y a quelque chose qui fascine dans la simplicité. Quelque chose qui ne nous résiste pas. Une trêve dans le flux incessant des stimuli qui nous oppressent. Mais l’ennemi de la simplicité est-il la complexité ? Je ne crois pas. Complexifier, nuancer, percevoir les implicites, détailler les enjeux, loin d’être une vaine torture, sont autant de manières d’appréhender le monde, de le rendre plus délicat, de saisir les curieux mouvements qui nous ont conduit jusqu’ici. Une façon de gagner en cohérence et d’orienter notre action. Et surtout, c’est peut-être à travers cette exigence de l’esprit, que nous parvenons justement à atteindre la simplicité. Etrangère à la grossièreté qui la malmène, et à la simplification qui la dissout, la simplicité est une ode à l’évidence. Qu’est-ce qui compte ? Qu’est-ce qui importe ? La réponse nécessite une connaissance précise de soi et des choses. Chez Léonard de Vinci : « la simplicité est la sophistication ultime ». Chez Pablo Picasso, un apprentissage : « Quand j’étais enfant, je dessinais comme Raphaël, mais il m’a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant ». Mais c’est chez Wittgenstein qu’elle devient reine : « Pourquoi la philosophie est-elle aussi compliquée ? Elle devrait pourtant être tout à fait simple. – La philosophie défait dans notre pensée les nœuds que nous y avons introduits ». Pour avoir quelques idées claires, il est nécessaire d’avoir réfléchi longtemps. Penser pour bâtir ses fondations, pour construire sa puissance d’attention, identifier ses besoins. Et profiter, de son café et du soleil, en se lovant dans un t-shirt blanc. « De la simplicité, de la simplicité, de la simplicité ! » - Henry David Thoreau. Je vous souhaite une journée où les nœuds se dénouent à grand renfort de réflexion.

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