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  • Marie Robert

Ceci est une puissance.

Ceci est une puissance. D’aussi loin que je m’en souvienne, malgré le cocon d’amour dans lequel j’ai été élevé, j’ai toujours ressenti de l’anxiété, la peur viscérale que tout s’arrête, que tout s’effondre, la crainte que quelque chose me soit ôté, le spectre d’un possible arrachement. L’anxiété vient du latin « anxietas » qui signifie « douleur physique. » Ceux qui la ressentent le savent, l’anxiété n’est pas un surgissement, elle est une ascension. Elle est plus dense à certaines périodes de l’année ou à certains moments de la journée. Chez moi, le point de basculement se situe souvent entre chien et loup, à l’instant où même le jour renonce à la lumière, à cette heure où les ombres ancestrales nous rappellent aux dangers qui rôdent. Le moindre évènement devient le messager du pire, la perspective d’un avenir qui ne peut être que dystopie. Et si le drame venait toquer à la porte ? Évidemment, ni l’entreprenariat, ni la maternité n’ont arrangé les choses. Les « et si ? » sont devenus avalanches, faisant parfois franchement tanguer ma santé mentale. Et pourtant, je suis encore debout. Et chaque aube qui se lève est la source d’une joie infinie et d’une confiance inarrêtable. Je vis donc dans cet étrange paradoxe, dans cet impossible dialogue interne : on peut tout perdre et tout gagner. Peut-être est-ce le signe de l’ambivalence que porte en elle l’anxiété. J’entends souvent qu’il faut vivre dans l’instant présent, mais comment bâtir, comment construire, si on ne se projette pas ? S’engager vers le futur, c’est aussi accepter la peur qu’il contient, c’est aussi avoir l’humilité de ne jamais se croire arrivé, de ne jamais rien considérer comme acquis. Alors je réponds à l’anxiété par l’action. Je mets les mains dedans, je l’apaise à grand renfort de travail, de connaissance, de sport, de baisers, d’écriture, d’amour, de tout ce qui est suffisamment concret pour me rappeler que j’ai des ressources et que la tempête va peut-être s’abattre sur ma tête, mais que j’aurais des appuis pour la traverser. Ma vulnérabilité est à la hauteur de ma puissance. Et je crois que nombreux sont comme cela. Je vous souhaite d’avoir le courage d’avancer. #Bonjour@corentin_bertau



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