• Marie Robert

Ceci est une première proposition



Pessah en hébreu veut dire « séparer » et « traverser ». C'est la fête de la liberté. Après de nombreuses décennies d’esclavage sous les pharaons d’Égypte, contraints à un travail écrasant, Moïse implora de laisser partir son peuple. Lorsque, malgré plusieurs avertissements, Pharaon refusa d’obéir, Dieu envoya sur l’Égypte dix plaies dévastatrices qui y semèrent la désolation, détruisant bétail et récoltes. Pharaon chassa alors les anciens esclaves du pays, et le peuple s’en alla dans une telle hâte que le pain qui devait leur servir de provision pour la route n’eut pas le temps de lever. Célébrer Pessah, c'est se réunir autour d'une table sur laquelle tous les éléments sont porteurs d'une signification, d'un récit, d'une pensée, un fil qui nous précède et nous ramène à ce que nous étions et pourrions être. La nourriture se mêle au souvenir, car manger et raconter des histoires sont inséparables. Comprendre ce dont on se nourrit, c'est se raconter nous-mêmes, c'est se relier à toutes les autres familles. C’edt en outre une fête où l'on pose des questions, où l'on déconstruit les évidences. Pessah est le temps où sont réunis autour de la table les enfants sages et les enfants rebelles, les naïfs et ceux qui ne savent pas questionner. On débat, on interroge et on discute sans nécessairement tomber d’accord. Au-delà d'une quelconque croyance, c'est une fête philosophique en somme. Celle où le futur se construit en se rappelant et en bousculant.

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