• Marie Robert

Ceci est une position.


C’est un parent aux côtés de son enfant lui demandant s’il sera toujours là. Un médecin, face à un patient angoissé par ses résultats. Un ami, aux prises avec des tourments qui le dépassent. Ou un manager qui doit assurer à ses équipes que tout ira bien. Mais c’est surtout l’individu paralysé d’incertitude, qui doit, pourtant, apaiser les autres. Que dire ? Que faire ? Et surtout, comment rassurer sans mentir ? Sans se compromettre ? Sans agiter des voiles illusoires ? Comment donner à autrui ce qui nous échappe ? Peut-être que l’enjeu n’est pas dans l’efficacité, ni même dans la promesse, mais bien dans la trajectoire. Celle du cœur vers l’esprit. Ou de l’esprit vers le cœur. L’un et l’autre se retrouvant alignés à travers la présence. Rien d’autre à faire que d’être là. Etre capable de mots clairs, autant que de silence. Etre capable d’être ensemble, sans prétendre. Affronter et donner à l’évènement la solennité qu’il mérite. Loin, d’être anecdotique, il en va de notre courage, d’un héroïsme brut sans coquetterie. Ne pas choisir la fuite, ni l’indifférence, pas plus qu’un enthousiasme absurde, mais offrir la chaleur du lien malgré les malgré. « Ignorer la dureté de l'existence est à mon sens aussi stupide que sacrilège. Nous ne pouvons peut-être rien y faire, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler et ne pas la vivre ensemble » - Amos Oz. Je vous souhaite une journée de présence, en temps de joie ou de larmes.

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