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  • Marie Robert

Ceci est une onde.

Ceci est une onde. C’est curieux tout ce qu’il se passe dans notre tête lors d’un premier rendez-vous. Qu’il s’agisse d’un rendez-vous amoureux, amical, ou professionnel, il y a toujours ce singulier vertige des premières fois. C’est amusant d’observer le flot de pensées qui vient nous submerger. Ritournelle obsédante : « De quoi ai-je l’air ? Que vont-ils penser ? ». On établit une sorte de plan stratégique sur ce qu’on doit dire, ce qu’on aimerait, ce qu’on préférerait cacher. C’est tout un mécanisme qui se met en place, un dialogue interne qui s’enclenche, nous convainquant que dans les quelques minutes qui nous sont imparties, il est nécessaire de « tout donner », de saisir l’opportunité, et surtout, d’anticiper les attentes de l’autre pour y répondre, et avoir la garantie qu’à l’issue de la rencontre, on soit certain que le lien puisse perdurer. Nous avons tous ressenti au moins une fois dans notre vie, ce syndrome de « l’entretien d’embauche », où à force de contrôler, on trébuche, donnant à voir un numéro mal exécuté. On s’exprime avec gène, les mots se cabrent, notre rire devient artificiel, on dit des choses qu’on ne pense pas, et à la fin nous ne sommes rien d’autre qu’une caricature de nous-même. J’ai longtemps rougi sur les trajets de retour, me demandant pourquoi mon manque d’assurance m’avaient conduit à faire ce cinéma. Il m’en a fallu du temps pour m’installer face à l’autre sans d’autre plan qu’être là, banalement moi mais complètement là. Sans d’autre planification que ma cohérence, mes confusions, ma passion insatiable, ma canine droite un peu de travers et mes cernes relativement prononcés. « Tout ce qui t'arrive depuis l'instant de ta naissance jusqu'à l'instant de ta mort, chaque émotion qui surgit en toi, chaque bouffée de colère, chaque montée de désir, chaque crise de larmes, chaque éclat de rire, tout ce que tu éprouveras un jour au cours de ta vie a également été ressenti par tous ceux qui sont venus avant toi, que tu sois un homme des cavernes ou un astronaute, que tu vives dans le désert de Gobi ou à l'intérieur du cercle arctique » - Paul Auster. Je vous souhaite le courage de la présence. #Bonjour@viviennewestwood



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