• Marie Robert

Ceci est une invitation.


Ceci est une invitation. Le matin, j’ai souvent en tête la chanson du Lapin blanc dans Alice au pays des merveilles : « En r'tard, en r'tard, J'ai rendez-vous que'que part, Je n'ai pas le temps de dire au revoir, Je suis en r'tard, en r'tard ». Je crois que nous sommes nombreux à être ce lapin en redingote courant après nos obligations. Or, je me demande quelle teneur aurait nos journées si au réveil, nous prenions le temps, non pas de méditer mais plutôt de dialoguer avec les éléments autour de nous. Si le matin, au lieu d’être happé par nos interminables « to do list », par nos angoisses du faire et par le tourbillon du temps qui presse, nous volions quelques instants pour regarder l’infini du ciel et entendre ce qu’il a à nous dire. Il ne s’agit pas de plonger dans notre intériorité, mais au contraire, il est question d’ouvrir la fenêtre et d’observer les nuages, le vent, la lune, le soleil, et la somme de tout ce qui se dresse là-haut. Serions-nous différents ? Serions-nous plus humbles ? Plus sereins ? Plus poètes ? Plus curieux ? Plus conscients des saisons, des absents, de l’immensité ? Ou est-ce que cela ne changerait rien ? Je l’ignore. Mais en réfléchissant à cette idée, je me suis souvenue d’une tradition japonaise, celle de « tsukimi ». Littéralement, « tsukimi » signifie « regarder la lune », c’est aussi le terme qui désigne la fête de l’entrée dans l’automne. On trouve les premières traces de sa célébration durant la période de Heian, de 794 à 1185. A cette époque, les aristocrates japonais avaient pour habitude de contempler le reflet de la lune dans l’eau en récitant des poèmes. Au fil des années, elle a évolué, cependant, son fondement est resté identique. La fête consiste en une contemplation profonde, presque solennelle de l’astre. C’est un véritable temps de réflexion et de remerciement adressé à la divinité de la lune, on la remercie d’avoir éclairé les nuits de labeur dans les champs, et on exprime de la gratitude pour tous les bienfaits de la nature. Alors peut-être que je nous souhaite d’être des lapins blancs, capables de regarder le ciel un peu plus souvent que notre montre. #Bonjour Credit : Inconnu.

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