• Marie Robert

Ceci est une idole de jeunesse.


Ceci est une idole de jeunesse. Hier, j’ai eu une discussion amusante sur les figures qui nous avaient marquées pendant l’enfance et l’adolescence, et dont on était fan. Entre Diams, Britney Spears, et Marguerite Duras, il y avait Jane Goodall. Elle était le genre de personne qui me fascinait tellement que j’aurais pu afficher dans ma chambre un poster à son effigie. Son destin me fait frissonner, encore aujourd’hui. Lorsque Jane Goodall arrive au Parc National de Gombe Stream en 1960, elle n’a que 26 ans. Sans formation, sans diplôme, elle s’installe dans la forêt simplement munie d’une passion dévorante pour les singes. Le monde ne connait alors quasiment rien au sujet des chimpanzés, et encore moins de leur parenté génétique unique à l’homme. Au cours de ses recherches sur le terrain, Jane, opte pour une approche plutôt singulière, se plongeant dans l’habitat des primates et dans leur vie quotidienne, afin de saisir toute les subtilités de leur société complexe. En vivant avec eux, elle s’y confronte, agissant comme un voisin plutôt que comme un observateur lointain, apprenant à les comprendre non seulement en tant qu’espèce, mais aussi en tant qu’individus. La publication de ses travaux révolutionne la communauté scientifique parce qu’elle montre que les chimpanzés sont en mesure d’utiliser et de fabriquer des outils, de chasser, mais aussi, et surtout, qu’ils sont doués d'émotions et de liens affectifs très forts avec ceux qu'ils affectionnent. C’est un nouveau modèle qui se met en place. A la sauvagerie animalière, Jane Goodall oppose une toute autre vision, celle d’une troublante confusion avec l’homme, le constat d’une indéniable familiarité. Il y aurait beaucoup à dire sur sa vie extraordinaire, mais le plus bouleversant, c’est sans doute sa capacité à avoir su observer l’Autre. Observer, sans d’autre but que de comprendre son essence. Qui est-il ? Qu’est-ce qui le fait se mouvoir ? Jane Goodall, à l’image des idoles que l’on découvre dans sa jeunesse, demeure pour moi une source d’inspiration permanente. Je vous souhaite d’aller au cœur de la forêt et de contempler ce que le monde cherche à nous dire. #Bonjour

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