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  • Marie Robert

Ceci est une histoire d'amour.

Ceci est une histoire d’amour. Il y a bien longtemps, sur Instagram, je rédigeais des portraits de mes élèves. Zélie, Maxine, Laura, Corentin, Terence…etc. J’avais envie de montrer que derrière nos fonctions respectives, il se dessinait un lien singulier. Car il y a dans ces rencontres la possibilité, même si ce n’est que quelque fois, même si ce n’est que de rares fois, de transformer nos existences. Si un jour, en classe de 6ème, je n’avais pas été plongée dans la passion littéraire de Madame Boussuge, et si en terminale, je n’avais pas été piquée par l’intellect de Madame Dupont, en serais-je là où j’en suis ? Certainement pas. Entre élèves et professeurs, quelque soit la discipline, il se joue parfois ce curieux miracle : non pas une relation hiérarchique, mais ce regard de confiance qui fait qu’à travers l’autre, on arrive à devenir soi. Et comme la vie n’est qu’un éternel recommencement, dans cette curieuse aventure qu’est la maternité, au cœur même de ce nouveau chapitre d’apprentissage, je ressens exactement la même chose. L’importance cruciale d’avoir une main tendue qui m’aide à prendre la mesure de moi-même, qui me permet de ne pas m’enfoncer dans le sable mouvant de mes angoisses, qui me donne une perspective lorsque le rapport au temps se dissout. Je suis souvent dubitative concernant l’usage du terme « bienveillance » dont on use comme une pastille pour se donner bonne conscience. Cependant je crois que lorsqu’elle est sincère, lorsqu’elle s’incarne totalement dans cette présence, qui n’est pas un rapport de pouvoir, ni un rapport d’emprise ou de culpabilisation, cette « bienveillance » est proprement extraordinaire, elle est l’essence de notre humanité. Pas un bon sentiment artificiel mais une manière d’user de sa sensibilité lorsque l’individu en face en ressent le besoin. Et dans ma vie, parmi ceux qui m’ont offert ce cadeau à l’instant où tout tanguait, il y a souvent eu des professeurs et des soignants. Ce matin, c’est à eux que je pense de tout mon cœur. A eux qu’on abîme et qui pourtant continuent, mais jusqu’à quand ? Que serait le monde sans leur présence ? Je vous souhaite de choyer ceux qui négocient nos virages. #Bonjour



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