• Marie Robert

Ceci est une eau vive.


Enfant bien sage. Bon soldat. Fidèle respectable des projections de nos parents, de nos amis, de nos conjoints, de nos communautés. Comment se fait-il que nous obéissions ? Et que nous rendions acceptable ou du moins supportable les emprises diverses qui jalonnent notre vie ? Pour quelles raisons nous soumettons-nous aux injonctions, professionnelles, familiales, financières, sociétales qui impactent nos décisions ? La peur, l’admiration, l’habitude ou la tradition sont-ils des supports suffisants pour justifier cette légitimité que l’on octroie aux autres ? L’âge, l’expérience, le titre ou la rumeur, font-ils « autorité » ? Ou est-ce plutôt la crainte de décevoir qui force notre acceptation ? Il ne s’agit pas de dissoudre l’importance du pouvoir. Ni d’en appeler au chaos. Mais plutôt d’interroger nos mécanismes et de percevoir la manière dont se construisent nos actes et notre cohérence. Pour comprendre le présent, nous n’avons pas d’autre choix que de revenir en arrière, sur tous ces instants où nous avons fait passer la conformité, avant nos désirs, nos convictions, nos nécessités. C’est ce détour par notre histoire, c’est ce diagnostic, qui nous permet de donner un sens à ce que nous vivons et répétons si souvent. C’est de cette façon que nous parviendrons à faire du dogme une donnée qui s’interprète. Et que nous finirons par ne plus redouter les chemins de traverse. Et par défier du regard, la tête haute. Je vous souhaite une journée d’obéissance envers vous-même.

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