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  • Marie Robert

Ceci est une déclaration d'amour.

Ceci est une déclaration d’amour. Ces dernières semaines, je me suis plongée dans la lecture du livre passionnant de @jacques_attali, « Histoires et avenirs de l’éducation ». Il propose un voyage à travers les systèmes éducatifs, depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, de la Mésopotamie à la Chine, de Jérusalem à Venise, de New-York à Shanghai, cherchant à chaque fois à appréhender cette curieuse énigme : que souhaitons-nous transmettre et pourquoi ? Quelle vision du monde offrons-nous aux générations futures ? Pourquoi privilégions-nous certains apprentissages ? Que reste-t-il de nos connaissances du passé ? De ces mondes engloutis dont nous sommes les héritiers ? Comment les générations à venir parviendront à défier la barbarie et à rendre l’ignorance obsolète ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais je sais une chose, c’est que d’aussi loin que je m’en souvienne j’ai aimé mes professeurs et j’ai aimé mes élèves. Pas tous certes, mais suffisamment pour avoir le cœur qui palpite, l’émotion au bord de l’iris, et la rage de faire mentir toutes les prophéties. Je me souviens d’être sortie de salle de classes enivrée par la découverte, subjuguée par ce que je venais d’apprendre, par ce que mes enseignants m’avaient offert. Je me souviens de matins de résultats du bac, harcelant mes élèves par SMS pour avoir leurs résultats. Je me souviens de cette passion singulière qui consiste à faire éclore quelque chose chez l’autre, pour qu’une fois nourri, il nous échappe et devienne plus fort que nous. Alors effectivement, je ne sais pas exactement ce qu’il adviendra de nous dans cent ans, cependant j’ai la certitude que la seule chose qui puisse préserver nos civilisations du néant est bien cette forme d’amour qui, entre professeurs et élèves, permet de changer les plus obscures trajectoires. « J'avais sauté de la falaise, et puis au tout dernier moment, quelque chose s'est interposé et m'a rattrapé en plein vol. Quelque chose que je définis comme l'amour. C'est la seule force qui peut stopper un homme dans sa chute, la seule qui soit assez puissante pour nier les lois de la gravité » - Paul Auster. Je vous souhaite de transmettre votre amour. #Bonjour



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