• Marie Robert

Ceci est une déclaration.


C’est arrivé comme ça, tout d’un coup. Quelque chose qui envahit tout l’épiderme, qui dilate les tensions et qui afflue dans le cœur. Nous venons de traverser près de quarante jours de chaos. Une quarantaine d’angoisses, de craintes, de larmes, de grâce, de doutes, d’incertitude, de lassitude, d’étouffements, de travail, de partage, de complicité, de solidarité, de solitude ou d’égarements. Quarante levers du jour qui n’appartiennent qu’à nous. Subjectifs. Indicibles. Et sans doute impossible à résumer. Le confinement agit comme un amplificateur. Il accentue nos traits, nos urgences, nos évidences. Il impose de regarder au plus près de soi. Et dans tous ces méandres, il y a chez moi, ce sentiment qui s’impose, qui me prend, qui me submerge, et qui malgré tous les malgré, ne laisse place à aucun autre : l’amour. Tout se resserre. Tout se dessine à coup d’essentiel. Ce n’est pas seulement une réaction au manque, pourtant palpable, de l’autre et des autres. C’est aussi une façon d’explorer, d’accueillir, et de m’ancrer, dans la seule puissance dont je dispose. La capacité à aimer encore plus ceux que j’aime. Et d’être en mesure d’aimer ceux que la vie me permettra de rencontrer. « Il faut être deux – ou, du moins, hélas ! il faut avoir été deux – pour comprendre un ciel bleu, pour nommer une aurore ! Les choses infinies comme le ciel, la lumière, la forêt ne trouvent leur nom que dans un cœur aimant » - Bachelard. Mes amours. Mes amis. Mes chéris. Mes doux inconnus. Haut les cœurs et merci. Je vous souhaite de trouver ce qui vous fortifie.

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