• Marie Robert

Ceci est une couverture.

Ceci est une couverture. Il y a peu de temps, je me suis inscrite à un « challenge ». Dans l’idée, il s’agissait de partager pendant 21 jours, une pratique de 21 minutes. Quotidiennement @helenhaynes_pilatomique nous envoyait des enregistrements audios avec trois possibilités de routines à ajuster en fonction de notre forme ou de notre envie. En échange, on envoyait une vidéo nous montrant en accéléré. Au fil des 21 jours, la curiosité première est devenue habitude, voire même une attente impatiente, nécessaire au quotidien. Une sorte de mise en route salvatrice, un espace libérateur. Mais le plus étonnant dans tout cela, ce ne fut pas seulement ces bienfaits individuels. Ce fut le groupe avec qui ils furent partagés. Pendant 21 jours, j’ai échangé avec des inconnus. Nous avons partagé, à l’écrit, des moments intimes, des instants de fatigue, des élans d’amour, des fragments, traversant nos pensées. C’est singulier n’est-ce pas ? Comment en quelques jours à peine, peut-on se sentir liés à étrangers ? Cette expérience m’a amenée à réfléchir à toutes ces cellules informelles que nous créons autour de nous. Nos groupes de travail, de lecture, de sport, d’école, de vacances. Nos boucles « whatsapp » de club de ping-pong, de maternité, de chorale, de copropriété. J’en passe. Toutes ces mini-sociétés qui prennent vie et qui sont parfois cloisonnées, parfois liées. Ces tribus informelles ont pour point commun de répondre à un besoin essentiel : celui d’être soutenu, et de ne pas être un atome solitaire dans le monde silencieux et terrifiant. Je suis émue par cette perspective. Elle me réconcilie avec la nature humaine. J’aime la chaleur que l’on produit lorsqu’on échange, lorsqu’on fait fondre le cynisme, lorsqu’on choisit d’encourager et d’applaudir. En fait, niaisement sans doute, j’aime quand on s’aime bien. Je me dis que tous ces lieux de communication ne sont pas une perte de temps, ils sont des feux qui nous réchauffent. Et j’ai la conviction profonde qu’on ne s’en sortira pas sans cela. Sans la puissance de nos épaules blotties les unes contre les autres. Je vous souhaite d’aimer vos groupes quels qu’ils soient. #BonjourCeci est une couverture. Il y a peu de temps, je me suis inscrite à un « challenge ». Dans l’idée, il s’agissait de partager pendant 21 jours, une pratique de 21 minutes. Quotidiennement @helenhaynes_pilatomique nous envoyait des enregistrements audios avec trois possibilités de routines à ajuster en fonction de notre forme ou de notre envie. En échange, on envoyait une vidéo nous montrant en accéléré. Au fil des 21 jours, la curiosité première est devenue habitude, voire même une attente impatiente, nécessaire au quotidien. Une sorte de mise en route salvatrice, un espace libérateur. Mais le plus étonnant dans tout cela, ce ne fut pas seulement ces bienfaits individuels. Ce fut le groupe avec qui ils furent partagés. Pendant 21 jours, j’ai échangé avec des inconnus. Nous avons partagé, à l’écrit, des moments intimes, des instants de fatigue, des élans d’amour, des fragments, traversant nos pensées. C’est singulier n’est-ce pas ? Comment en quelques jours à peine, peut-on se sentir liés à étrangers ? Cette expérience m’a amenée à réfléchir à toutes ces cellules informelles que nous créons autour de nous. Nos groupes de travail, de lecture, de sport, d’école, de vacances. Nos boucles « whatsapp » de club de ping-pong, de maternité, de chorale, de copropriété. J’en passe. Toutes ces mini-sociétés qui prennent vie et qui sont parfois cloisonnées, parfois liées. Ces tribus informelles ont pour point commun de répondre à un besoin essentiel : celui d’être soutenu, et de ne pas être un atome solitaire dans le monde silencieux et terrifiant. Je suis émue par cette perspective. Elle me réconcilie avec la nature humaine. J’aime la chaleur que l’on produit lorsqu’on échange, lorsqu’on fait fondre le cynisme, lorsqu’on choisit d’encourager et d’applaudir. En fait, niaisement sans doute, j’aime quand on s’aime bien. Je me dis que tous ces lieux de communication ne sont pas une perte de temps, ils sont des feux qui nous réchauffent. Et j’ai la conviction profonde qu’on ne s’en sortira pas sans cela. Sans la puissance de nos épaules blotties les unes contre les autres. Je vous souhaite d’aimer vos groupes quels qu’ils soient. #Bonjour


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