• Marie Robert

Ceci est une copie à revoir



Combien d’auteures sont enseignées au programme de philosophie en terminale ? Ou au sein des cursus universitaires ? Combien y a-t-il de maîtresses de conférence ? Quelles sont les chercheuses invitées à débattre dans les colloques et à les animer ? De quel espace de parole bénéficie les femmes philosophes dans la sphère médiatique ? Hannah Arendt et Simone de Beauvoir suffisent-elles a nous donner bonne conscience ? Doit-on enfermer les femmes dans des sujets philosophiques considérés comme « féminins » tel que le genre ou l’éducation ? Souligner l’entre-soi des hommes qui pensent sur des hommes et pour des hommes, n’est pas s’engouffrer dans une stérile querelle des sexes. Il s’agit de saisir que si les travaux des philosophes sont moins lus, moins cités, moins débattus, cela a un impact sur la société et le monde à venir. Il n’est pas question de féminiser la philosophie mais bien plutôt de la démasculiniser. Car sous couvert d’une prétendue neutralité, et d’une irréprochable rationalité, la philosophie pense majoritairement «en tant qu’homme blanc ». L’enjeu est crucial. Outre celui de mettre un terme à la reproduction sociale, il est urgent de faire vivre la philo, d’en montrer la richesse, la complexité, l’importance. De la sortir de sa tour de verre.

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

©2020 par Philosophy is sexy.