• Marie Robert

Ceci est une conscience collective



Ce n’était pas mon candidat, ni mon parti. Ce n’était pas mon idéal politique, ni ma vision de l’éthique. Et pourtant. Et pourtant depuis 40 minutes quelque chose s’agite en moi. Une certaine forme d’émotion, et peut-être le souffle de la nostalgie. Au delà de l’homme, c’est une époque, celle de mon enfance et de mon adolescence, qui s’évapore avec lui. C’est le « super menteur » de Canal +, c’est le slogan « mangez des pommes », c’est la ferveur de mon père sur les Champs-Élysées, c’est la manif du 21 avril, c’est le discours du Vel D’hiv, c’est l’opposition à la guerre en Irak, c’est la dégustation de rillettes au Salon de l’agriculture. Pas d’angélisme, pas de relativisme, pas d’oubli, pas de déni sur « le bruit et les odeurs », ni sur l’inconstance, mais la reconnaissance d’une certaine idée de la République, et plus généralement, de la France. C'est ces deuils collectifs. Ceux qui en dehors de l’admiration ou de l’opposition, disent quelque chose de Nous. Au revoir Monsieur le Président.

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