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  • Marie Robert

Ceci est une confession.

Ceci est une confession. Hier à l’école, je discutais avec un papa qui me disait combien c’était difficile d’être réveillé toutes les heures par son enfant. Au fond de mon cœur, je ressentais pour lui une immense empathie. Je percevais dans son regard ce que cela suppose d’être privé de sommeil, l’impact que cela a sur la santé physique et mentale, sur la concentration, sur le couple, la famille, et l’énergie globale de l’existence. Pourtant, en lui répondant je ne me suis pas sentie à la hauteur, j’ai bredouillé des phrases convenues indiquant qu’il y avait surement une solution, qu’ils pouvaient se faire accompagner, que tout cela finirait par passer avant de terminer par un pathétique : « Et puis, surtout, prenez un peu de recul ». Certes, il n’y avait là rien de choquant là-dedans. Et pourtant, à cet instant, je me suis trouvée détestable et creuse, j’irais même jusqu’à dire exaspérante. C’était si facile à dire du haut de mon petit confort et de mes 6h30 de nuits paisibles. Le genre de cliché dont on habille nos lèvres lorsqu’on ne sait plus quoi affirmer. Car pour prendre du recul, encore faut-il avoir de l’espace derrière soi, ne pas être acculé, oppressé, broyé par une situation qui réduit tout autour de nous. J’ai eu honte de ma maladresse. Honte de constater que face à la détresse, la pertinence se dissout et qu’il ne reste plus rien qu’un dialogue superficiel, permettant simplement de reprendre le fil de ma journée avec bonne conscience. Combien de fois avons-nous énoncé des poncifs pour choyer nos certitudes ? Alors dans la matinée, au lieu d’une envolée lyrique, je me suis contentée d’un texto avec du concret : « Voilà ce qui m’a aidé. De quoi avez-vous besoin ? ». Rien d’héroïque. Mais du nécessaire. Des bras, du temps, de l’argent, du réseau, de l’amour, une mise en relation…etc. Qu’importe, tant qu’il s’agit de dégager les arrières et de les assurer. Peut-être est-ce ici que se niche mon intention pour les mois à venir. Être capable de me taire afin de tendre vers une présence, qui se dispense des parades de mon égo. Je vous souhaite une journée de soutien sincère. #Bonjour



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