• Marie Robert

Ceci est une carte de vœux.


Ceci est une carte de vœux. Je n’aime pas les anniversaires. Peut-on se résoudre à célébrer le temps qui passe et qui, inexorablement finit par nous séparer de ceux que nous aimons ? Quel curieux châtiment que de se confronter une fois par an à l’insupportable. Mais au-delà de son inéluctable prophétie, il y a pourtant, quelque chose qui, dans cet évènement, ne cessera jamais de me bouleverser, c’est le curieux miracle qu’est la naissance. Les yeux grands ouverts, il ne reste qu’à constater l’absolu prodige qui fait passer du néant à l’existant. S’incliner devant la somme de hasards, de confusions, d’errances, de chair, de sang, de paroles, de résistance, de désir, d’oubli et d’amour, qu’il a fallu pour que quelqu’un vienne à la vie, remplisse ses poumons d’air, et participe à la symphonie de l’humanité. Se rendre compte, l’espace d’une journée, du caractère inouï de cette aventure, de l’invraisemblable chance d’être l’une des particules de cet univers, aussi imparfait soit-il. Mais ce qui me fait chavirer encore plus, ce qui me trouble, me bouscule, et m’émeut jusqu’au plus profond de mon épiderme, c’est lorsque deux particules se rencontrent et décident de donner un sens, ensemble, à cette odyssée absurde. Et justement, Alexandre fait partie de ceux qui habillent de fluidité le désordre. Il confère de la stabilité à n’importe quel vertige. Il ancre lorsque ça tangue. Il résiste lorsque la tempête balaye toutes les certitudes. Il apaise les bruits sourds dans la nuit. Il encercle d’évidences. Un capitaine. Un roc. Un chêne. Un incroyable compagnon. Une aubaine. Un patron. Un ami. Un fils. Un frère. Un empereur. Un homme à l’élégance infinie. Une particule qui se célèbre. Hier, demain, mais peut-être un peu plus aujourd’hui. Au diable ce temps qui passe, je lui souhaite le plus éblouissant des anniversaires. #Bonjour#Matin#Morning#Alexandre#HappyBirthday@adesc

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