• Marie Robert

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Il y a un passage magnifique dans l’Odyssée d’Homère. Celui où Ulysse alors qu’il est reçu à un banquet chez les Phéaciens se met à pleurer en entendant ses propres aventures racontées par un autre. Soudain, il s’aperçoit qu’il est rentré dans l’histoire. Le voyageur devient héros à travers ses sanglots. Son essence et sa force résident dans ses larmes. Il se reconnaît, et plus encore, il se reconnecte à lui-même dans cet élan lacrymal. Et nous, pour quoi et pour qui pleurons-nous ? Qu’est-ce qui nous émeut ? Quelles sont les causes de cette bascule ? En analysant ce texte, Sylvain Tesson déclare : « Nous sommes les enfants de nos chagrins ». Les balayer, c’est s’interdire cette rencontre avec soi. Alors soyons attentifs à nos naufrages.

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