• Marie Robert

Ceci est une caresse.


Ceci est une caresse. Aristote avance qu’avec le bonheur nous tenons sans doute le seul but dont nous pouvons être certains que tous le poursuivent. La même thèse avait déjà été avancée par Platon, et puis deux mille ans après par Pascal. A chaque fois, les mêmes mots se répètent : « Tous les hommes recherchent d’être heureux. ». Ces mots nous les pensons, ils habitent nos décisions, ils hantent nos moments de spleen, et justifient nos crises de joie. Ce sont eux qui nous conduisent à aimer ou à nous séparer. C’est la perspective du bonheur qui nous impose de repenser nos modes de vies, nos métiers, nos engagements. Le plus impérieux des graals. Dans cette drôle de quête, Aristote, Platon, Pascal, ne sont que trois noms parmi tant d’autres. Mais l’enjeu est bien là, à la question « que dois-je faire ? », la réponse serait d’emblée acquise : chercher les moyens d’être heureux. Mais avant même de réfléchir aux moyens d’accéder au bonheur, n’y a-t-il pas une étape préliminaire ? Celle de comprendre ce que l’on désigne en utilisant ce terme ? Car avant de savoir comment faire pour l’atteindre, faudrait peut-être savoir de quoi on parle, et c’est bien là que débute toutes nos difficultés. Le bonheur est-il une accumulation de plaisirs ? Un idéal impossible ? Une parade pour ne pas voir le tragique de la condition humaine ? Ce sont à ces questions auxquelles j’ai voulu répondre dans mon dernier épisode de podcast. Et surtout transmettre la vision d’Epicure, sur la paix du corps et la paix de l’esprit, si bien décrite par Jean Giono : « Celui qui n’est pas capable de faire son bonheur avec la simplicité ne réussira que rarement à le faire, et à le faire durable, avec l’extrême beauté. Le bonheur habite le présent, et le plus quotidien des présents. Il faut dire : J’ai ceci, j’ai cela, je suis heureux ». Et même dire : « Malgré ceci, malgré cela, je suis heureux. Les éléments du bonheur sont simples et gratuits, pour l’essentiel. Il n’est pas de condition humaine, pour humble ou misérable qu’elle soit, qui n’ait quotidiennement la proposition du bonheur : pour l’atteindre, rien n’est nécessaire que soi-même ». Je vous souhaite un heureux dimanche matin. #Bonjour

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