• Marie Robert

Ceci est une affaire de famille.



Ceci est une affaire de famille. Il y a une chose sur laquelle j’écris beaucoup. Je me demande même parfois, si ce n’est pas mon principal sujet. C’est la question de la famille. Comment faire famille ? Comment faire couple ? Comment faire tribu ? Comment faire avec tous ces autres qui ne sont pas nous, quand déjà, on peine, à se porter soi-même ? On fait souvent comme si cela devait être évident. Comme s’il suffisait d’être là et d’attendre que le quotidien se déploie. Et pourtant, quelle énigme ! En tout cas pour moi ! Imaginons un instant si nous prenions le temps de réfléchir à la manière dont sont organisés nos liens. Si cette semaine, au lieu de parler de nos tests antigéniques, nous nous interrogions sur le rôle que nous avons les uns pour les autres. Qu’adviendrait-il ? Qui mettons-nous derrière le mot de parents ? Qui est dans notre clan ? Claude Levi-Strauss considère les sociétés comme des systèmes de relations entre individus. Chaque groupe social et chaque groupe familial, s’organise autour de règles implicites, qu’on ne verbalise pas toujours, mais qu’on connaît. La parenté n’est pas simplement un fait biologique, elle est issue d’une volonté de structurer, elle définit des limites, elle dessine un dedans et un dehors. Et l’anthropologie consiste justement à observer les différences. Appartenir à une culture et comprendre celle des autres, c’est connaître l’ensemble des règles en usage. C’est être en mesure de dire : « Tiens ici, ça fonctionne comme ça. » C’est ce qu’on appelle le structuralisme. Il s’agit d’étudier les rapports entre les éléments plutôt que les éléments eux-mêmes. Et je crois que c’est important. Car pour bâtir une famille, un couple, une tribu, dans laquelle on se sent bien. Il faut être capable de saisir ce dont on a envie, et à l’inverse, ce qu’on refuse. Ce n’est pas vain. Ce ne sont pas des questions en l’air. C’est peut-être un des enjeux les plus essentiels de nos vies. Et si l’on parvient à « faire famille » sans souffrance, ni mépris, sans humiliation ni violence, alors on parviendra aussi à faire société. Je vous souhaite une famille où vous vous sentez bien. #Bonjour

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