• Marie Robert

Ceci est un voyage de groupe.


Ceci est un voyage de groupe. Il y a 6 mois je publiais Le voyage de Pénélope, mon troisième livre, qui était aussi mon premier roman. Une odyssée écrite en confinement et sortie dans les mêmes conditions. Un itinéraire couché sur papier, tentant peut-être de pallier nos vies statiques et à nos enfermements. Dans ce voyage donc, il était question de rupture. Pas seulement de la rupture amoureuse, mais plutôt de toutes nos ruptures, de tout ce que nous devons quitter pour vivre, qu’il s’agisse d’un amour, d’un travail, d’une ville, d’une situation, d’un corps, d’une famille, et même, d’un système. Je voulais décrire cet instant où il n’y a pas d’autre issue possible que celle de partir, sans quoi on finit par ne plus respirer. Je ne sais pas si je voulais écrire un livre de philosophie ou un roman, ou quelque chose à mi-chemin entre les deux. Je suis incapable de me tenir à une forme. Je voulais exprimer l’idée que la fuite n’est pas toujours un renoncement, et que même l’histoire de la pensée est composée de fuites nécessaires, vertueuses et créatrices. Le plus étrange dans tout cela est que l’aventure ne s’est pas limitée à mes pages, au contraire, elle a commencé au moment où des lecteurs se sont emparés de mes mots. Un auteur prend vie au moment où il écrit, mais un livre, lui, n’existe que parce qu’il est lu, que parce qu’il appartient à d’autres, qui décident que cette histoire est aussi la leur, qu’elle a quelque chose à leur dire, et qu’ils vont l’emmener quelque part, c’est bouleversant d’imaginer que tout débute lorsqu’on n’est plus seul face au clavier. Alors, 6 mois plus tard, j’ai donc décidé de poursuivre ce voyage, celui de Pénélope, le mien, et je l’espère, le nôtre. J’ai voulu qu’elle reprenne la route, qu’elle continue d’avancer, de douter et d’oser. Et cette fois-ci, qu’elle se pose cette question qui m’habite chaque jour, et ouvre tant de perspectives : une fois qu’on s’est affranchi, à quoi donne-t-on naissance ? Je ne sais pas où cette interrogation me mènera mais je sais que j’ai envie de l’explorer avec vous. « Fuir, c’est tracer une ligne, des lignes, toute une cartographie » - Deleuze. Je vous souhaite une journée de périple. #Bonjour

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