• Marie Robert

Ceci est un volcan.

Ceci est un volcan. Il y a cette situation qui nous révolte. Ou encore cette personne qui nous accuse de choses insensées. Il nous est impossible d’accepter quoique ce soit, puisque pour nous, les faits n’ont pas de légitimité, ils ne renvoient à aucune réalité. L’incompréhension est totale. Le sentiment d’injustice commence à nous dévorer, à nous démanger au centre du cœur. Quel que soit le contexte, qu’il soit intime ou professionnel, nous avons envie de crier comme lorsque nous étions dans la cour d’école : « Ce n’est pas juste ! ». Un hurlement pour mettre fin à cette odieuse situation. « Non, ce n’est pas juste, non, non et non ». L’injustice est un concept qu’il est précieux de définir avec rigueur. C’est effectivement « ce qui n’est pas juste ». Or, le juste, c’est ce qui est équilibré, ce qui attribue à chacun ce qui lui revient. C’est l’harmonieux. On peut rencontrer l’injustice dans différents domaines. Il y a l’injustice économique quirepose sur des inégalités originelles, l’injustice sociale et politique, qui sépare les individus, et plus quotidiennement, l’injustice ordinaire, banale, les coups de griffes qui viennent détruire nos liens. Combien d’injustices en ce monde ? Bien sûr, elles n’ont pas toutes la même intensité, ni la même gravité. Mais elles rongent. Combien d’entre nous en ont vécu ? Un instant fugace où tout au long de leur existence. En pensant à ce sujet ce matin, je me suis demandée ce qu’on pouvait en faire, nous ici, dans nos espaces d’existence. Je n’ai comme souvent pas de méthode, ni de chemin tout tracé, mais je me souviens d’un atelier philo mené avec des élèves de Marseille. Face aux diverses injustices, leurs réactions avaient pris deux directions. La première : combattre. Pour eux, prendre conscience de l’injustice, c’est se retrouver dans l’obligation morale de retrousser ses manches, et même à toute petite échelle de participer à la rectifier. La seconde : refuser. Car face à l’injustice ordinaire, nous n’avons parfois pas d’autre choix que laisser partir les choses, plutôt que s’en défendre ou s’y accrocher. Quelle que soit la route choisie, je vous souhaite d’écouter la lave en vous. #Bonjour C: @therealpeterlindbergh


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