• Marie Robert

Ceci est un trésor.


Ceci est un trésor. Je me suis réveillée avec cette idée. Ou plutôt avec cet appel. Cette sorte de murmure qui nous emplit entièrement, et qui surgit, parfois quel que soit notre âge. C’est cette envie soudaine de se blottir dans les bras de quelqu’un. De s’y lover. De s’y abandonner juste quelques instants. A l’abri du reste. A l’abri du flux ambiant. A l’abri de tout ce qui nous submerge. Se laisser envahir par ce sentiment de sécurité. Et relâcher son corps autant que son âme. Il existe un mot japonais dont j’ai déjà parlé pour traduire cette bulle de protection : « amae ». Même sa prononciation est déjà une ode à la douceur. L’amae n’est pas réservée aux amoureux. Elle lie tous ceux qui enfants, amis, camarades, proches ou connaissances, sont capables de s’offrir cet espace. Sans attente, sans projection, sans interprétation. Dans une indulgence absolue et un amour, qui pour une fois, est totalement acquis. Comme une confiance suprême qui nous ramène à la prime enfance. Le droit d’être vulnérable, d’avoir besoin d’affection. De peau, d’odeur, de chaleur. Le droit de ne pas se suffire à soi-même, de ne pas être autonome, mais faire de l’étreinte un refuge dans le chaos. « La douceur est d’abord une intelligence, de celle qui porte la vie, et la sauve et l’accroît. Parce qu’elle fait preuve d’un rapport au monde qui sublime l’étonnement, la violence possible, la captation, la peur en pur acquiescement, elle peut modifier toute chose et tout être. Elle est une appréhension de la relation à l’autre dont la tendresse est la quintessence. » - Anne Dufourmantelle. Je vous souhaite une journée de câlins et d’amour. #Bonjour Credit : @vickydaze

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