• Marie Robert

Ceci est un télégramme urgent



Amelia Earhart naît en 1897, dans une famille bourgeoise du Kansas. Sa mère refuse que son éducation soit « coulée dans le moule des gentilles petites filles ». Adolescente, elle collectionne les journaux mettant en avant les femmes aux destins singuliers et se jure d’en faire partie. L'année de ses 23 ans, alors qu'elle visite un aérodrome, elle exécute son premier vol au côté d'un ami de son père. Obsédée par sa nouvelle passion, elle enchaîne les petits boulots, allant de photographe à chauffeur poids-lourd et économise assez d’argent pour prendre des cours de pilotage. Suffisamment romanesque pour soigner sa mise en scène, elle se coupe les cheveux et s'achète une veste en cuir avec laquelle elle dort trois nuits espérant lui donner un aspect usé. Six mois plus tard, « Millie » s'offre son premier avion et reçoit une licence de pilote de la Fédération aéronautique internationale. Mais il lui faudra attendre le 20 mai 1932 pour effectuer sa première transatlantique seule. Déterminée, elle réussi à atteindre l'Irlande du nord après quatorze heures de vol et un atterrissage chaotique. Sa quête d’altitude autant que son audace semblent alors insatiables. En 1937, à presque 40 ans, elle entreprend de devenir la première femme à faire le tour du monde en avion. Elle décolle de Miami en compagnie de son coéquipier Fred Noonan. Ils survolent l'Amérique latine, puis l'Afrique et l'Inde avant de finalement atteindre la Nouvelle-Guinée. Le duo fait une halte avant de repartir en direction de l'île Howland. Le 2 juillet, Millie et Fred Nooman décollent. Les conditions météo sont a priori idéales. Mais très vite, le temps se gâte et d'importantes dépressions viennent perturber la visibilité. Le 3 juillet, à 7h42, Amelia envoie un message de détresse à son équipe restée à terre. Puis plus rien. Dans une lettre destinée à son mari, en cas de disparition, elle avait écrit : « Sache que je suis tout à fait au courant des dangers. Je veux le faire parce que j'en ai envie. Les femmes doivent tenter des choses, comme les hommes avant elles. En cas d'échec, cela doit devenir un défi pour les autres ». Puisse Millie nous voir toutes aujourd’hui.



0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

©2020 par Philosophy is sexy.