• Marie Robert

Ceci est un souffle d’air



Douleur de l’absence. Souffrance de la promiscuité. Réconfort familier. Sentiment d’abandon. Amitiés nouvelles. Relations réinventées. Notre kaléidoscope intime dévoile de nouvelles compositions. Aux prix parfois de quelques larmes de chagrin ou de joie. La situation nous oblige à constater la teneur de nos liens. Quels sont ceux qui comptent ? Ceux qui soudain nous oppressent ? Ou ceux qui se dissolvent dans une impossible superficialité ? Qui a-t-on envie de voir ? De toucher ? D’appeler ? Quelle est cette rencontre de la vie « d’avant » vers qui l’on veut courir dans celle « d'après » ? L'étroitesse de nos intérieurs réduit la focale. En amour, dit la philosophe Claire Marin : « cela permet d’y voir un peu plus clair – soit sur des relations qui vivotaient, soit sur des relations naissantes dont on voit tout d’un coup qu’elles nous soutiennent ou nous nourrissent, même à distance, même dans la frustration ». L'effervescence du printemps se joue autrement, intensifie ses évidences. Bien sûr, ce n’est pas aisé. Il faut les ressources nécessaires pour changer la donne, mais je crois que la pensée mène à l’action. La lucidité du constat demeure toujours le premier pas. Alors peut-être est-ce plus que jamais le moment de chérir ceux qui nous renforcent, de nous protéger tant bien que mal de ceux qui abîment, et d’écrire aux âmes aimées les plus vibrantes déclarations.

3 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout