• Marie Robert

Ceci est un sirocco.


Ceci est un sirocco. Je crois que ce que je préfère le matin quand je sors de la torpeur de la nuit, c’est penser aux gens qui m’entourent. Je suis consciente de la naïveté, ou peut-être même, de la banalité de mon propos. Il y a du sirupeux dans ces élans d’amour aussi sucrés qu’une barbe à papa. Et pourtant, ce n’est pas toujours si simple de créer un espace uniquement dédié à cette pensée-là. Le réveil est souvent happé par la contrainte, par les soucis, par les obligations, par les choses à sortir de la machine, par les biberons à faire, par les métros à prendre, par le linge à plier, par le travail à abattre. On se laisse aspirer par la tâche, sans avoir l’occasion de mesurer l’importance qu’ont nos proches. Alors qu’au fond, il y a quelque chose de prodigieux dans leur présence, dans le fait que nos destins soient en lien. Notre entourage n’est pas une galerie de personnages, ni de gentils figurants posés-là par convenance. Les êtres aimés sont notre horizon d’existence. Je ne parle pas de ceux qui nous ont fait souffrir et qu’on tente tant bien que mal de mettre à l’écart, j’évoque ceux qui nous font du bien, ceux qu’on a envie d’embrasser, ceux à qui on a envie de parler, ceux qui rendent nos jours plus beaux, plus simples, plus riches. Combien de parents, d’enfants, de frères, de sœurs, d’amours, de collègues, d’alliés aurons-nous au long de nos années de vie ? Si peu, comparé à l’ampleur du monde. Le nombre d’humains nés sur Terre depuis les origines se situerait autour de 80 milliards. Beaucoup, parmi eux, sont morts très vite après leur naissance. Un homme sur cinq, soit 15 milliards, est né durant les deux derniers siècles, et près d’un sur dix, soit 7,8 milliards est encore en vie. Étrange vertige. Alors ce matin, j’ai envie de chérir ces personnes qui sont à mes côtés, et les remercier de s’être glissés dans mon aube. Je vous souhaite d’être envahi par ce souffle d’amour. #Bonjour#Amour#Amore#Love#Ahava#Habibi

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