• Marie Robert

Ceci est un refrain à se répéter



Ce moment aussi passera. Comme tous les autres. Si parfois le ciel est un peu plus bas, si la tempête gronde au loin, si l’absence devient acide, cela passera. Ainsi le vent, la pluie, les jours. Ce n’est pas une nostalgie à venir. Ni une espérance insolente. Encore moins la perspective d’un oubli. Mais c’est une ode au mouvement. A cette curieuse souplesse qui existe en chacun de nous. A cette capacité à survivre, quelque soit le temps. Ne pas retenir les larmes, ne pas prendre sur soi, ne pas fermer les écoutilles, mais entendre ce qui se murmure au loin. Se laisser traverser par tout ce qui nous arrive. Car peut-être qu’aux confins de la forêt profonde, se dissimule un autre espace. Une lumière nouvelle, celle d’un ciel lavé par sa peine. « C’est une nuit de tempête, avec des pluies torrentielles, des ouragans et des éclairs réguliers. Ça passera, et personne ne s’en souviendra. A part ceux qui vivent quelque chose cette nuit qui leur fera dire : tu te souviens de cette nuit de tempête ? ».

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