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  • Marie Robert

Ceci est un passeport.

Ceci est un passeport. Je suis passionnée par la pensée philosophique mais il faut quand même avouer une chose : ma plus grande passion est l’amour. Et tout s’arrête, où plutôt tout commence, lorsqu’on me raconte une histoire d’amour. J’en ai lu des centaines pourtant à chaque fois, l’effet est le même. Un goût de l’inédit, du possible, le rose aux joues, les yeux qui plissent, et l’envie farouche de croire que dans tout ce bordel, il y a une chose qui demeure, une chose qui n’est pas dissoute par le cynisme, le temps qui passe, ni par aucun autre fléau qui nous guette à la sortie de nos lits. Cette chose, grandiose et absurde, c’est l’idée que l’amour puisse durer toute la vie. Je suis de ceux qui aiment les comédies romantiques, qui pleurent quand des couples mythiques se séparent, et qui n’auront jamais honte d’avoir le cœur en marshmallow. Alors forcément, hier à 5h57, lorsque j’ai lu la nouvelle chronique « Modern Love », j’ai éclaté en sanglots. Le récit est aussi classique qu’efficace, et commence par un de ces textos que l’on envoie un peu tard le soir : « Tu n’es pas chinois, tu as seize ans de plus que moi et tu as une fille née hors mariage. Ça ne marchera jamais entre nous ». Une rupture comme point de départ. La dialectique habituelle de l’amour impossible. Petite-fille d’immigrés chinois aux Philippines, Sherilyn grandi dans l’idée que seul un homme de sa communauté ferait un mari acceptable, elle ne peut pas trahir ses convictions et se laisser séduire par Charles trop américain et définitivement trop blanc. Endeuillés par ces limites imposées à leur relation, ils choisissent malgré tout de devenir amis. Mais les jours filent et le lien demeure, ils décident alors de braver les convenances, les conventions, les traditions, les projections et de laisser leur amour prendre toute la place. « Parfois, une petite part de moi s’attend encore à voir notre couple imploser, conformément aux prédictions de mes parents, car notre amour est trop beau pour être vrai. Mais la plupart du temps, (…) je vois plutôt le mariage comme un vœu audacieux, une suite de commencements, dont le meilleur reste à venir ». Je vous souhaite de croire au meilleur. #Bonjour



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