• Marie Robert

Ceci est un mois d’Août.


« La salade de pâtes a été oubliée sur la table du salon, à côté d’un exemplaire fatigué d’Agatha Christie. Dans la cuisine, une vague odeur de citronnelle marque son territoire. Décor immuable pour un été qui revient chaque année. Carte routière pour les uns, crème solaire pour les autres, à deux ou en tribu, l’enjeu est le même, puiser dans cette parenthèse estivale les ressources des douze mois à venir. Prendre le temps du repos, et enfin, honorer cette vie saine que nous fantasmons tous pendant l’année. Les yeux rivés sur nos ordinateurs, on se réjouit de ses réveils aux aurores, profitant d’une méditation au son des vagues, de ses courses au marché, libéré de l’air oppressant des grandes surfaces. On ne pense qu’à l’enthousiasme suscité par ces tablées bavardes, tissées d’amis et de famille, enfin à portée de nos rires et de nos bras. Un rêve de bonheur, un cliché qui nous tient debout, lorsque nos plannings deviennent des espaces confus où la seule finalité semble être l’épuisement. « Prendre soin de soi », comme une exquise impatience, comme une unique exigence. Mais est-ce si facile à réaliser ? ». La suite de ma chronique sur les injonctions du mois d’Août est à lire dans le dernier numéro de Marie-Claire. Une ode à l’irrévérence, à la flemme, à la réflexion et à la cadence qui ne peut être qu’intime, un refus de l’agitation occupationnelle. Merci infiniment à @katell.p et @nathaliedolivo de m’accorder cet espace. Je suis émue de tisser un nouveau fil avec ceux qui me font l’honneur de me lire, et je savoure le luxe d’écrire aux côtés des talentueuses @giuliafois75, @adelle.fr et @geraldinedormoy. Je vous souhaite une journée où la seule contrainte est celle que vous vous êtes fixée.


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