• Marie Robert

Ceci est un message vocal.


Ceci est un message vocal. Ce matin, je me suis réveillée en me posant une question : qu’est-ce que j’aimerais dire à la Marie que j’étais à 17 ans ? C’est curieux comme à force d’encenser l’instant présent et d’anticiper le futur, on oublie parfois de jeter un œil dans le rétroviseur. Pourtant, je crois que c’est aussi dans cette analyse du passé qu’on parvient à définir quels sont non seulement nos progrès, mais aussi nos défaillances, nos obsessions, nos constances, et finalement, nos piliers. C’est émouvant d’observer ce qui, à l’époque, n’était qu’embryonnaire dans notre cœur, et ce qui a pris l’ampleur d’un Palais. C’est bouleversant de constater ce que nous avons dû abandonner, pour être là aujourd’hui et pour respirer sans trop suffoquer. C’est étonnant de lister la somme de préjugés, de complexes, de certitudes, de censure par lesquelles il a fallu passer pour s’autoriser, enfin, à exister. Et c’est également terrifiant d’admettre que nous sommes encore englués dans des centaines de couches obscures, dans des dizaines de schémas qui tiennent nos pieds attachés. J’éprouve une tendresse infinie à l’égard de nos parcours de vie. Je ne crois pas qu’il existe quelque part une meilleure version de nous-même, mais j’aime éperdument l’idée que nous ne cessons jamais de nous ajuster, de nous préciser, de nous abîmer, pour, parfois, mieux nous réparer. L’ensemble de ma chair est marqué par cette perspective du voyage, par nos odyssées introspectives, par ces chemins de traverses que l’on ose, ou que l’on regrette, par cette impermanence du temps, des lieux, des envies. La vérité, du moins, il me semble, c’est qu’on a beau projeter, planifier, orchestrer, on ne sait pas grand-chose de ce qu’il va se passer. Alors qu’avons-nous à dire à nos peaux d’adolescents ? Quel message avons-nous à transmettre ? J’ignore quel est le vôtre. Le mien serait sans doute de ne jamais oublier que l’affranchissement est le socle sur lequel repose les plus belles constructions. « Écoute, l'histoire s'écrit en tournant les pages

Écoute, j'ai pris quelques notes » - Orelsan, Notes pour trop tard. Je vous souhaite d’aimer tout ce que vous avez été et tout ce que vous serez. #Bonjour

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