• Marie Robert

Ceci est un hommage.


Ceci est un hommage. Une ode à tous ceux qui rendent nos vies plus complètes. C’est curieux, on avance dans l’existence, un pas après l’autre, comme de petites biches tentant de rester debout par une matinée de grand vent. On fait ce qu’on peut, on se lève, on se couche, on mange, on se lave, on apprend des choses, on en entend d’autres, on est parfois distrait, parfois attentif, on s’inscrit à des activités, on remplit des papiers de sécu, on fait la queue au supermarché, on y retourne parce qu’on a oublié des kiwis, on postule pour des jobs plus ou moins heureux, on gagne, on perd, et ainsi vont nos jours ou nos nuits. Et puis parfois, sur ce chemin de crête, tout d’un coup, sans annonce, ni bruit, on rencontre des êtres qui nous apportent tellement qu’on se demande vraiment ce qu’ils faisaient depuis tout ce temps. Pourquoi ils n’étaient pas déjà là, juste là, à nos côtés. On ne les attendait pas, ils ne nous attendaient pas. Et pourtant leur présence devient évidence. Indispensable lumière. Une matière que l’on cherche à avoir à portée de main, à portée de cœur. Une parole qui nous élève, nous console, nous rassure, nous amuse, nous nourrit. Une allure qui nous émerveille. Une délicatesse qui rend l’air plus respirable, le sol plus stable et le ciel plus haut. Bien sûr, on pouvait sans « avant », mais c’était « avant » que nos vies s’emmêlent. Bien sûr qu’il y a parfois des « après », des sorties de routes, des contretemps, des déceptions qui font tanguer. Bien sûr que l’amour rend fébrile et dépendant. Que la contrainte s’invite dans le confort de nos libertés que l’on croyait si durablement acquises. Mais arrêtons-nous un instant, baissons la garde de nos protections et regardons nos amours, nos amis, nos partenaires. Quelle belle histoire que ces âmes, rares et précieuses, qui parce qu’un jour nous les avons croisés, au hasard d’une rue, d’une pizzeria, d’une salle de classe ou d’un bureau, transforment à jamais nos trajectoires et donnent à nos années sur terre le goût d’infini. Merci à @adesc d’être né un 24 janvier et de donner à la vie la couleur de l’inoubliable. Je vous souhaite d’être des biches qui sourient face au vent. #Bonjour

26 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout