• Marie Robert

Ceci est un hommage.


C’est étrange comme parmi toutes les choses qui m’émeuvent dans la vie, observer mes amies devenir mères est une de celles qui me bouleversent le plus. Il ne s’agit pas seulement de s’extasier devant la beauté de leurs enfants, ni de les soutenir dans les vertiges qu’elles traversent, mais plutôt d’admirer la façon dont elles prennent possession de leur maternité. Mon cœur palpite, en les voyant, parfois si courageusement, apprivoiser ce curieux changement métaphysique, qui n’a rien d’une évidence. A l’instinct maternel, répondant à un cadre biologique, à des stimulations hormonales, je préfère, comme souvent la question de l’amour. Ce si singulier amour maternel, qui comme toutes ses autres formes, s’apprend, se découvre, se dompte, se questionne. Loin des clichés et des injonctions, il chemine sans cesse tout au long de la vie. Il y a tant de manières de rencontrer son enfant, de faire face à son énigme et de construire avec lui cette relation inédite, semblable à aucune. Que l’on soit mère ou père, aucune directive n’est la bonne, si elle nous semble étrangère à notre chair, étrangère à notre âme. Encore une fois, il se joue ici, une capacité à mettre à distance les faux-semblants, pour n’écouter que les secousses et les élans qui sont le terreau sur lequel se bâtit la confiance. Etre mère n’est pas un état figé, mais un tumulte permanent qui se vit même loin des enfants. Aux mamans pressées, aux mamans câlines, aux mamans débordées, aux mamans qui craquent, aux mamans sans enfant, aux mamans inquiètes, aux mamans qui ont perdus un bébé, aux mamans joyeuses, aux mamans libérées, aux mamans qui auraient voulu l’être, aux mamans dans la galère, aux pères qui sont aussi des mères, aux mamans solitaires, aux mamans dans l’amour inconditionnel, aux mamans des mamans, à mes amies, si précieuses, et à ma maman, je vous aime. Vous si parfaites d’être imparfaites. Je vous souhaite une journée d’amour.

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