• Marie Robert

Ceci est un gouvernail



Ça commence par quoi ? Une nouvelle. Une vision. Une chanson. Un paragraphe. Une discussion. Une évocation. Et soudain, la résonance. Le monde cesse d’être lointain. Le cœur se serre. Cette étrange sensation qui, tout d’un coup, accélère la respiration. Une onde, dont les vagues inondent les poumons, serpentent jusqu’au ventre. Sa puissance nous submerge, transperce les contours de l’être, nargue le ciel. Une fois, dix fois, mille fois, palpitations éternelles. Le cœur qui explose. Qu’importe qu’il s’agisse de joie ou de tristesse, puisqu’il est toujours question d’amour. Ultime déclencheur. On est morne, fatigué, un peu en deçà, plutôt à plat, et presque malgré nous, c’est là. C’est débordant, c’est incontrôlable. Le rythme bat la chamade. L’émotion remplace toutes les convenances. Le nez frémit. L’œil retient ses larmes. La force est animale. Un rire, une caresse, un sanglot, un cri, une longue accolade. Le sensible déplace les montagnes. C’est éreintant, c’est épuisant, c’est bouleversant. C’est parfois trop. Mais c’est si beau. Hyperbeau. Je vous souhaite un dimanche au gré de vos flots.

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout