• Marie Robert

Ceci est un commencement.


Ceci est un commencement. « Je te demande pardon ». Qu’il s’agisse d’une formule anodine ou d’une parole arrachée à notre conscience, il y a dans ces mots quelque chose qui ne cessera jamais de me bouleverser. Il ne s’agit pas de débattre sur ce qui est pardonnable ou ce qui ne l’est pas. Il ne s’agit pas non plus d’oublier ce qui a blessé, ce qui a failli, ce qui a été abîmé. Mais l’enjeu est bien d’apprendre à adresser à l’autre notre pleine considération. De tourner nos paumes, nos yeux, notre cœur, vers lui. Nous sommes capables d’agir, de vouloir, de faire, cependant, nous sommes aussi des êtres essentiellement faillibles. Soumis aux vents de nos violences, de nos maladresses, de nos folies, de nos mensonges. Demander pardon, c’est faire état de ces lieux sombres, accepter de les mettre en lumière pour que l’autre n’ait plus à subir le joug de nos obscurités. Sans pardon, le passé dévore le présent et compromet l’avenir. Demander pardon ne suffit pas. On ne s’en lave pas les mains. C’est au contraire le début de tout le reste. Peut-être la genèse d’un dialogue, aride, ardu, mais jamais vain. C’est aussi le terreau d’une action, d’une transformation possible, d’un changement dans nos relations. Il faut du courage pour demander pardon, pour revenir sur des épisodes qu’on préférerait tellement nier. Il en faut de la force pour oser admettre qu’on a chuté, qu’on a ressemblé à ce qu’on ne voulait pas être. Mais rappelons-nous que le silence dévore bien plus que n’importe quels termes. Graves ou légers, d’hier ou d’aujourd’hui, je vous souhaite une journée où le pardon se demande et se reçoit peut-être. #Bonjour#Matin#Morning#Pardon#Kippour#AmberValleta

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