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  • Marie Robert

Ceci est un combat.

Ceci est un combat. Comment faire pour ne pas devenir un « vieux con » ? Pour ne pas finir par être une caricature de nous-même ? Pour évoluer sans nous trahir ? Pour ne pas être si éreinté par notre propre personne qu’on finit par ne plus nous supporter ? Je crois que tous ceux qui, ici, sont adeptes du dialogue interne et de l'autocritique, comprennent ce que je veux dire. Nous avons beau les interroger toute la journée, nos schémas demeurent souvent solidement ancrés et parfois insupportables. Plus nous avançons, plus nos neurones se glissent dans le confort de leurs habitudes. Mêmes expressions, mêmes thèmes, mêmes blagues, mêmes anecdotes, cent fois répétées. A force de jouer notre rôle, nous devenons un personnage factice. C’est curieux comme cette posture me dérange, moi qui en suis déjà coupable, et qui si souvent me trouve ridicule. Alors que faire pour ne pas flirter avec l’ennui ? Certains diront « être soi-même », mais en vérité, je n’ai jamais bien su ce que ça voulait dire. Je pense souvent à ce film d’animation que j’aime beaucoup, « Vice-Versa » de Pete Docter, qui dévoile le fonctionnement du cerveau de la petite Riley, alors qu’elle doit s’adapter aux conséquences d’un déménagement. Le film montre que le centre de contrôle de l’individu n’est pas une unité de conscience, mais la lutte des cinq émotions représentées par des personnages : peur, colère, joie, tristesse, et dégoût. L’idée d’individualité disparaît, il ne reste que Riley, avec sa multitude d’état d’esprit, de sensations, d’émotions, de souvenirs, tout un bordel d’émotions complexes et contradictoires. Peut-être qu’il y a ici, une piste à explorer pour ne pas lasser, pour ne pas se figer : accepter ce magma. Pas « être soi-même » comme un bloc monolithique, mais au contraire, parvenir à être au plus près de ce tumulte universel qui nous compose. Viser la justesse, voilà sans doute ce qui nous protège de nos parodies et de nos simulacres. Ce n'est pas simple, pas toujours confortable, cependant, changer de scénario quand le cœur nous le dicte, c’est certainement la seule option possible pour parvenir à nous aimer. Je nous souhaite de changer de scène autant qu’il faut. #Bonjour



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