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  • Marie Robert

Ceci est un bonheur.

Ceci est un bonheur. Il y a une donnée qui m’a toujours marquée dans ma vie d’élève, c’est la capacité qu’ont certains professeurs à transmettre avec une intensité particulière, comme s’il se jouait là quelque chose de crucial, un enjeu majeur à côté duquel il ne fallait pas passer. C’est particulièrement beau à observer, et surtout à accueillir, parce qu’on se sent considéré et soutenu. Cette implication totale nous rend important, faire naître dans nos cœurs l’envie de se dépasser, d’être à la hauteur de l’attention déployée. C’est le cercle vertueux de la générosité. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi mais en ce moment, je pense souvent à cette notion, sans doute parce que j’ai la sensation de recevoir beaucoup. Je suis toujours un peu émue, un peu chose, à l’idée d’être entourée de gens extraordinaires, de bénéficier de leurs conseils, de leurs compétences, de leur sourire, de leur savoir-faire, je ne m’y habitue pas, je ne trouve pas cela dû, et encore moins normal. Nous vivons dans un monde aride, à l’agressivité galopante, alors effectivement les généreux, les vrais généreux m’interpellent et m’émeuvent. Mais justement, d’où vient-elle cette générosité ? La générosité est le dévouement aux intérêts des autres, l’envie de leur donner ce qui leur manque. Comment se fait-il que des personnes en soient capables ? Comment l’être sans s’oublier ? Comment donner sans attendre ? Comment dépasser la pudeur ? Comment ne pas craindre d’en faire trop ? Peut-être que la générosité grandit lorsqu’on se sent en sécurité, lorsqu’on ne redoute pas les autres, lorsqu’on s’aime soi-même suffisamment pour aimer autrui plus encore, lorsqu’on a plus besoin d’être égoïste car on se sent à sa place, comblé et ancré. Pour être généreux, il n’est donc pas nécessaire d’être riche ou particulièrement doué, mais plutôt d’être heureux. « Cela suppose qu’on vainque en soi tout ce qui n’est pas libre : sa propre petitesse, sa propre avidité, sa propre peur. (…) C’est donner ce qu’on possède, plutôt qu’en être possédé. » - André Comte-Sponville. Je vous souhaite l’élan de liberté qui permet de tout donner. #Bonjour






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