• Marie Robert

Ceci est un aveu.


Ceci est un aveu. La philosophie n’est pas une quête de vérité absolue. Elle n’est pas un consommable, encore moins une joie forcée guidant vers une fin toujours heureuse. Elle est une danse. Un corps à corps entre des impossibles. Une écoute active, fiévreuse, sincère, de toutes nos contradictions, de toutes nos lassitudes, de tous les mouvements de l’âme. Qui suis-je, moi qui pense parfois tout et son contraire ? Est-ce si facile d’être toujours certain de nos agissements ? Que faire de ces doutes, de ces tensions en nous, de ces colères, de ces mouvements incessants ? Le conflit, lorsqu’il renonce à la violence, lorsqu’il choisit le dialogue, est une structure fondamentale de la pensée. Dans nos corps comme dans nos esprits. Le dedans a besoin du dehors. La hanche gauche se corrige à l’aune de la hanche droite. Nos tristesses répondent à nos espérances. C’est au cœur de ces tensions qu’il se passe quelque chose. La vérité se fait en commun. Elle n’est pas une possession. Mais une clairière où la lumière va et vient. Ce n’est pas une synthèse facile et lâche, c’est une conversation. Entre soi et soi. Et peut-être, entre soi et les autres. Il s’agit de réfléchir avec nos errances, nos ignorances, nos apories, nos désaccords. Ne pas être dans la connaissance et choisir l’interrogation constante. Vivre avec nos impasses, nos sacrées impasses et nos impasses sacrées. Et être capable de trouver notre cohérence dans un ajustement permanent. Dialoguer pour ne jamais se figer. « - A quoi tu sers ? – A me donner la réplique. » - Fin de partie, Beckett. Je vous souhaite une journée où les certitudes sont aussi souples que des bourgeons caressés par le vent. #Bonjour#Matin#Morning Credit : @lisa.sorgini

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