• Marie Robert

Ceci est un autre hémisphère



Et si l’amour n’était pas la quête d’une unité ? Et si l’amour ne cherchait pas à se lover dans un parfait assemblage, mais qu’au contraire la perfection venait d’un dialogue permanent ? D’un pas de deux avec l’altérité ? Ne pas être assis côte à côte, mais bien l’un en face de l’autre. Ne pas craindre la confrontation, mais la chérir. L’amour est un espace qui propose plus que tous les autres de naviguer dans une terre inconnue. Construire avec quelqu’un implique de décentrer son regard, d’aller au-delà de nos habitudes, de notre égoïsme, de notre simple pulsion de survie. Être deux, et certainement pas un. C’est parfois insupportable, c’est parfois éreintant, c’est parfois vertigineux, mais c’est une chance inouïe. L’opportunité essentielle de voir le monde autrement, avec une nouvelle lueur. Un partenaire est celui qui nous aide à développer ce sens du partage et de l’échange, qui nous aide à affirmer ou infirmer notre pensée. Et toujours à la faire évoluer. C’est sans doute de ce curieux chemin, qui n’impose ni mariage, ni convention, que naît la fidélité. Une profonde fidélité à l’autre, à ce qu’il est, et à la manière dont il nous nourrit. « Il faut être deux – ou, du moins, hélas ! il faut avoir été deux – pour comprendre un ciel bleu, pour nommer une aurore ! Les choses infinies comme le ciel, la lumière, la forêt ne trouvent leur nom que dans un cœur aimant. » - Gaston Bachelard.

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