• Marie Robert

Ceci est un appel à l’ouverture



Folle, furie, hystérique, démente...combien de dénominations pour faire taire ? Pour dire ce que l’on ne saisit pas ? Combien de pathologies fictives attribuées au corps des femmes pour justifier leur mise à l’écart ? Un homme, considéré comme déviant, est traité de « malade ». Une femme de « folle ». Qu’est-ce qui se joue dans cette curieuse nuance ? L’homme, aurait une maladie, quelque chose qui se soigne. La femme, elle, serait atteinte de folie, dénomination floue et hasardeuse, qui n'implique pour seul traitement, que l’enfermement. Une curieuse dialectique se dessine entre l’accusation de folie et le sentiment d’une menace rampante. Est folle la rebelle, l’engagée, la créatrice, l’émancipée, la féministe. Au fil de la discussion, nous garderons en tête ces précieux mots : « On a forgé de moi deux images. D'un côté, je suis une folle, une demi-folle, une excentrique. (...) De l'autre, souliers plats, chignon tiré, je suis une cheftaine, une dame patronnesse, une institutrice (au sens péjoratif que la droite donne à ce mot). Je passe mon existence dans les livres et devant ma table de travail, pur cerveau. (...) Heureusement, Je me suis entraînée dans ma jeunesse à me foutre de l’opinion » - Simone de Beauvoir. Folles, furies, sorcières, démentes et magiciennes, je vous attends nombreuses avec vos amies, vos filles, vos maris, vos copains, vos garçons, vos amants, vos conjoints, pour faire de la normalité la simple expression d'une diversité.

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